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Chapitre huit

"Aïlisan"
"C'est Bill..."
"Ah, Bill, tu vas bien?"
"Oui et toi?"
"Ca peux aller"
"Tu as prévu quelque chose ce soir?"
"Non, mais je n'ai guère envie de sortir."
"D'accord tu veux que je passe te voir?"

Aïlisan ne répondit pas, et se contenta de dire "Passe une bonne journée Bill, Bisous" et elle raccrocha. Elle finit sa ballade rapidement et rentra chez elle, l'esprit toujours autant tourmenté.

La demoiselle ne vit qu'une solution pour s'apaiser, une douche tiède, presque froide. L'eau dégoulinaît sur son corps, provoquant de doux frissons, qui peut être la rendirent un peu plus sereine...

Quand le soleil commença à disparaître, elle composa le numéro de sa mère, mais rien, elle tomba directement sur le répondeur, jugeant qu'il était inutile de laisser un message, elle raccrocha. Sa mère n'écoutait jamais ses messages et était arrivé au point de se pleindre qu'ils encombraient sa messagerie pour rien.

Aïlisan se refugia devant son ordinateur, et discuta avec sa meilleure amie, qui la rassura du mieux qu'elle pouvait, ou presque. Comment rassurer quelqu'un alors que l'on ignore nous même la vérité?

Heilig, lui se contentait d'écouter sa jeune maîtresse sans plus, après tout, Heilig, rien ne prouvait qu'il comprenait quelque chose au monde des humains.

Ce n'est que plus tard dans la soirée, 20h avait sonné depuis longtemps déja, que la sonnette de la porte d'entré raisonna. La demoiselle hésita avant d'ouvrire, mais voyant que la sonnerie insistait, elle se dit que c'était peut etre quelqu'un d'important.

Créature et mystèrieuse, voilà comment Aïli avait défini son invité, et le définirais sûrement toujours comme ça, car encore une fois, Bill était une voluptueuse créature, divine qui sait, et mystérieuse, toujours à apparaître quand on ne l'imagine plus, à tout dissimuler dans ses yeux ocre, profond, et magnifique aussi.

"Entre, Bill, je ne te mangerai certainement pas"

"Je m'en doute, ne t'en fais pas"

Il lui fit la bise, et Aïli en profita encore et encore pour s'impregner de son odeur ennivrante. "Est-ce mal?" pensa-t-elle quand la délicieuse odeur lui avait remplir les narines. "Non" se répondit-elle en lui proposant à boire

"Je veux bien un peu de coca, tu as?"

L'hôte souria et hôcha poliment la tête, direction l'un des placards, puis le congélateur, et enfin le réfrigérateur. Deux verres, un peu de liquide et quelques glaçons...
Chapitre huit

# Posté le mardi 02 janvier 2007 04:48

Modifié le mardi 07 août 2007 08:24

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